Rouille jaune

Facilement repérable, c’est une maladie typiquement de foyer. Elle est causée par un parasite obligatoire dont le nom rappelle la forme des symptômes : Puccinia striiformis.

La maladie apparait à la montaison lors d’un printemps  plutôt frais et nuageux. En cas de forte attaqué non maîtrisée, les pertes peuvent aller jusqu’à 50 quintaux/ha. Les espèces les plus sensibles sont le blé tendre, le blé dur ainsi le triticale.

  • Symptômes de rouille jaune
  • Symptômes de rouille jaune

La rouille apparait d’abord au cours du printemps par foyer très distincts de 1 à 2 m² où la maladie est très intense. Elle peut ensuite selon les conditions climatiques, s’étendre ou non à toute la parcelle.

Au printemps, sur les feuilles, des stries jeunes apparaissent le long des nervures. Elles sont constituées de pustules alignées sur le limbe. Il arrive que toute la largeur de la feuille soit atteinte. Dans ces conditions, les stries ne sont plus visibles. Les spores de la rouille jaune qui forment la poudre ressemblent beaucoup à celles de la rouille brune, d’où une confusion quelques fois, surtout en période hivernale. Les feuilles, les gaines, les tiges et les épis peuvent être touchés. En fin de cycle, les stries prennent une coloration noire.

Le champignon passe l’hiver sur les repousses de céréale ou sur les cultures à semis automnal précoce. Au printemps lorsque le climat devient frais et humide, le champignon reprend son développement pour initier les contaminations secondaires. Des températures comprises entre 10 et 15°C et un taux d’humidité voisin de 100% sont les conditions optimales pour la germination des spores. La rouille jaune présente une très forte capacité de sporulation.

Le cycle complet de la maladie, de l’infection à la production de nouvelles spores, peut être achevé en sept jours dans des conditions idéales.

Lutte agronomique : il existe plusieurs leviers efficaces et économiques

  • Détruire repousses de céréales et graminées adventices avant la levée des semis d'automne
  • Eviter les semis précoces et denses
  • Privilégier des variétés peu sensibles
  • Eviter les fortes doses d’azote

Lutte chimique : ce sont les attaques précoces, détectées trop tard (présence de foyers) qui provoquent les plus grosses pertes. La lutte chimique ne représente pas de difficulté particulière surtout si la protection est orientée vers des triazoles efficaces associés à une strobilurine. Les matières actives les plus performantes contre la rouille brune le sont généralement aussi contre la rouille jaune.

Produits conseillés : en association avec un produit fongicide
HELIOSOL ®
CALANQUE ®
ESCAPADE ®

PRODUITS POUR LES PROFESSIONNELS : Respecter les usages, doses, conditions et précautions d’emploi.