Fusariose

Cette maladie est provoquée par un champignon du genre de Fusarium. Ce champignon forme un complexe de maladies qui affecte les grains, les semis et les plantes adultes. Il en résulte une production de mycotoxines dans les grains qui peuvent à forte dose contaminer l’alimentation et provoquer des intoxications chez l’homme ou l’animal.

Fusariose sur épi de blé

Les fusarioses sont des maladies qui peuvent attaquer les céréales du semis à la récolte, des racines aux épis.

Sur racine

Les symptômes sont souvent peu remarqués car ils ne manifestent rien de particulier sur le feuillage. Néanmoins, ils se présentent sous forme de plages brunes de quelques mm à quelques cm de longueur.

Sur pied et tige

Les lésions causées par Fusarium apparaissent souvent à la base de la tige, formant des stries noires qui s’étendent sous forme de trait de plume en suivant les nervures. Puis la nécrose se généralise autour de la tige.

Sur feuilles

Les symptômes, taches avec grande macule vert bouteille au centre, sont assez rares. On les trouve plus spécifiquement sur les blés durs, plus sensibles. C’est essentiellement de la levée au tallage que ces symptômes sont visibles.

Sur l’épi

Feutrage rosé autour de la glume surtout si les épis sont infestés au premier stade de floraison, puis apparition de taches noirâtres sur la base de la glume.  Un échaudage plus ou moins partiel de l’épi peut avoir lieu en cas d’attaque forte.

Les cycles épidémiologiques des champignons responsables de la fusariose restent assez mal connus. Les facteurs climatiques comme agronomiques influencent fortement leur développement, mais diffèrent d’une espèce à l’autre. F. graminearum sera prépondérant dans toutes les régions françaises. Quand à Microdochium,  les régions les plus froides apparaissent comme son terrain de prédilection.

Dans le cas de Fusarium graminearum, les asques se développent et expulsent à maturité les ascospores (spores de reproduction sexuée) en mai-juin, lorsque l’humidité est suffisante. Ces spores sont dispersées par le vent sur les feuilles et les épis. On parle de contamination primaire.
Les conidiospores (spores des fructifications asexuées), présentes sur les résidus de culture ou aux premiers étages de la plante, se propagent sous l’action de projections d’eau au niveau des étages supérieurs jusqu’à l’épi qu’elles contaminent en germant au travers des anthères.

Pour la dispersion de Microdochium, les éclaboussures de pluie tiennent un rôle important. Une goutte de pluie tombant au sol, capture la conidie et l’emporte sur une feuille lorsqu’elle rebondit. La propagation s’effectue ainsi, de façon ascendante, jusqu’à la fleur.

Lutte agronomique : c’est l’observation

Etant donné que le risque d’apparition des fusarioses sur les épis de blé résulte d’une combinaison de trois facteurs : une forte humidité ou des épisodes pluvieux autour du stade floraison,  la présence sur le sol de résidus de cultures contaminées ou encore la sensibilité des variétés aux fusarioses, il est primordial d’observer le climat à l’approche de la floraison pour évaluer au mieux le risque fusariose finale. Au-delà de l’observation, des moyens de lutte agronomique existent. Un bon enfouissement des résidus surtout lorsqu’il s’agit d’un précédent maïs ou sorgho est la technique la plus efficace pour limiter le potentiel infectieux. Le broyage en accélérant la décomposition des résidus contribue aussi à limiter les infections

Lutte chimique

En cas de forte humidité ou de période pluvieuse persistante pendant l’épiaison, il est recommandé de faire un traitement préventif à début floraison. Contenu du taux de réussite autour de 50% des traitements fusariose, la lutte agronomique a toute son intérêt.

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